Ce sont des accords à l'essai mais dans les trois cas, les pilotes ont de fait dicté leur loi sur deux et ne risquent pas grand chose sur le 3ème. Pour commencer, le B787. Livré à Air France il y a un mois, il y avait blocage sur la formation des pilotes, le SNPL ayant refusé de prolonger un accord antérieur. Et il n’y avait plus assez de Commandant de bord formés, ce qui a contraint la compagnie à bloquer l’appareil au sol. Une situation qui coûtait une fortune (on parle d'un million d'euros/mois), conduisant Air France à envisager de louer l’appareil à Air Austral. Finalement l’instruction pourra reprendre avec un accord validé pour 6 mois. Les B787 (il y en a 6 dans la flotte aujourd’hui) vont pouvoir reprendre leur envol. L'accord est valable jusqu'au 31 mars 2019 et permettra de former 7 commandants de bord et 10 copilotes par avion.
Si le 787 était devenu un enjeu, c’est parce que les pilotes voulaient absolument avoir une voix prépondérante sur un autre dossier, celui des "retours d’expérience" au sein d’une commission dédiée après des incidents en vol. Ils ne l’ont pas obtenu mais de fait, on imagine mal la compagnie noter "acceptables" des manquements aux règles de sécurité que les pilotes jugeraient "inacceptables", et inversement.



