La procédure en référé engagée par AF visait à autoriser le recours à l'arbitrage du Président d'Air France, afin de permettre la mise en œuvre des mesures prévues dans l'accord Transform 2015 pour les pilotes. Une vision considérée comme une déclaration de guerre par le Syndicat National des Pilotes de Ligne. Au final, le Tribunal a estimé que la clause portant sur l'arbitrage du Président ainsi que son interprétation ne relevait pas des pouvoirs du juge des référés mais du juge du fond qui "a seul vocation à trancher la question soulevée".
Si, sur la forme, personne ne peut se dire vainqueur aujourd’hui, le communiqué publié par Air France à l’issue du prononcé de la décision judiciaire fait le grand écart. D’un côté la compagnie assure qu’elle poursuivra la procédure sur le fond mais ajoute qu’il est nécessaire pour elle d’avancer rapidement par la voie du dialogue social. Des propos qui font bondir le SNPL qui affirme, que depuis le lancement de Transform 2015, les négociations engagées n’ont jamais permis de faire avancer le dossier. Les "attentes et demandes d’explications du personnel" seraient restées lettre morte selon plusieurs sources syndicales. De fait, le SNPL conteste les chiffres fournis par Air France et s’oppose à l’analyse faite par Alexandre de Juniac sur les résultats du plan d’économie Transform 2015.


