Selon nos informations, faute d'une visibilité sur l'avenir, plusieurs syndicats étudient eux aussi un plan B : un appel à une grève dure dès le début décembre, pendant la COP21 prévue à Paris. "Comment peut-on laisser passer dans la presse des éléments aussi importants qu'une modification de nos contrats de travail, sans même en avoir parlé aux partenaires sociaux ?" s'interroge, exaspéré, un responsable de la CGT remonté de voir Air France utiliser les mêmes méthodes que pendant la grève des pilotes en communiquant avec son personnel par presse interposée. Une vision partagée par le SNPL qui parle, en interne, de "provocation supplémentaire".
Autre sujet de discorde, le procès des salariés convaincus d'avoir été les meneurs et les assaillants du mouvement de colère qui a couté une chemise au DRH. Ils sont convoqués le 2 décembre. Toute condamnation mettrait sans doute le feu même si, officiellement, les organisations syndicales ont pour la plupart condamné la violence. D'autant que ce 26 octobre, AF a lavé son linge sale en famille avec la réunion de la commission disciplinaire qui va étudier le cas de 18 salariés. Ils risquent un licenciement pur et simple.



