Le 21 janvier dernier, les députés avaient déjà voté un amendement qui oblige "les personnes souhaitant sous-louer leur appartement via un site internet d’attester d’en être le propriétaire ou avoir l’autorisation de celui-ci ". L’objectif, éviter aux particuliers d’entrer en concurrence frontale avec les professionnels de l‘hébergement soumis aux paiements des taxes et autres fiscalités.
Pour les sénateurs, il faut aller plus loin et demander à AirBnb de déclarer les revenus perçus par les loueurs. Une idée née d’un constat clair: sur Paris notamment, la professionnalisation des propriétaires de biens immobiliers ne tient plus de l’économie collaborative mais de la fraude fiscale. Une vision qui déplaît au géant américain, persuadé que les lobbys hôteliers pèsent de tout leur poids sur les politiques à quelques mois des élections françaises.



