L'A380 peine à trouver des clients. Si Fabrice Brégier reconnaît que le gros porteur a «probablement été lancé 10 ans trop tôt», il assure que son programme «sera enfin à l'équilibre cette année». Le PDG d'Airbus ajoute: «Il n'est donc nullement question de renoncer à l'A380», puis: «A nous de faire ce qu'il faut pour redynamiser le marché. Nous avons déjà des solutions pour le rendre plus attractif économiquement, en augmentant le nombre de sièges tout en conservant (son) niveau de confort».
Néanmoins, l'A380neo n'est pas encore sur la piste de décollage. Fabrice Brégier admet que la question de l'amélioration des performances du superjumbo se posera à plus long terme en travaillant sur l'aérodynamisme et la motorisation. «Mais nous ne le ferons que lorsque les conditions d'un bon '"usiness plan" seront réunies. Ce n'est pas le cas actuellement et nous n'avons pas l'intention d'investir à fonds perdus», a-t-il expliqué. «Nous avons mis du temps à amener le programme A380 à l'équilibre ; notre objectif est qu'il le reste», conclut-il.



