Au départ de Paris, Level s’attaque au Canada et inquiète le marché local

Ce n’est pas la première fois que des compagnies low cost s’attaquent à la destination Canada. En son temps, Zoom Airlines proposait au départ de Paris des billets à des prix ultra compétitifs. Faute de moyens, elle avait dû rapidement cesser ses activités. Mais l’arrivée de Level, filiale de British Airways, en juillet prochain sur la ligne Paris-Montréal inquiète désormais les compagnies canadiennes mais aussi Air France.

La bataille du low cost semble désormais toucher le Canada. Si la clientèle était habituée aux offres à bas prix de WestJet ou d’interjet, principalement vers le Mexique et la République Dominicaine, elle va profiter désormais de vols vers l’Europe et rapidement vers l’Asie à des prix défiants toute concurrence.

L’arrivée en juillet prochain de la filiale de British Airways n’inquiète pas officiellement Air Canada mais sème le doute chez Air France qui a appris à se méfier de ces transporteurs économiques. Certes, ce ne sont pas les trois vols hebdomadaires qui vont venir bousculer le marché. Du moins dans un premier temps. Car les ambitions de la low cost britannique vont au-delà de ces trois fréquences. Avec des départs d’Orly, elle voudrait en deux ans avoir une présence significative au Canada.

D’autres compagnies pourraient venir bousculer l’ordre établi. Norwégian, Wow Air et pourquoi pas la future Corsair privatisée sont des rivaux potentiels qui conduisent les compagnies traditionnelles à repenser leur offre tarifaire, leur service voire leur fréquence. La baisse de capacité engagée ces dernières années était propice au maintien de tarifs plutôt élevés en haute saison. Une hausse sensible du nombre de sièges disponibles pourrait bousculer cet équilibre précaire. Mais certaines compagnies ont déjà mis en œuvre leur réponse. Westjet a annoncé Swoop, une compagnie à bas prix qui pourrait voler vers l’Europe mais aussi vers les destinations appréciées des Canadiens comme le Mexique ou le Brésil.

Seule certitude, du moins pour le moment, c’est que toutes ces compagnies ne regardent pas du côté du voyage d’affaires. Là encore, il ne s’agit peut-être que d’une question de temps.