Ryanair l'affiche haut et fort, Beauvais, c’est Paris ! Mais malgré une vraie hausse de fréquentation l'an dernier (3,6 millions de passagers, inédit depuis 2011), les low cost qui arrivent sur Orly ou Roissy sont plus attractives pour les passagers. Et à des tarifs aussi bas que ceux de Ryanair. L’annulation de vols, la réduction de certaines fréquences ou la grève des pilotes de la compagnie irlandaise - qui représente 84% de la fréquentation de la plate-forme - sont autant de mauvais signaux vécus par l’aéroport ces deux derniers trimestres.
Mais si ces chiffres n’inquiètent pas le gestionnaire de l’aéroport, ils pèsent cependant sur les investissements, 70 millions, et la faiblesse de la rentabilité constatée depuis quelques années. De là à dire que Beauvais n’est pas rentable, il n’y a qu’un pas que les détracteurs s’empressent de franchir. En cause, le contrat de délégation de service que le syndicat des élus, propriétaire de l’aéroport, a renouvelé avec la Sageb jusqu’en 2023. Et c’est là que la question se pose : y aura-t-il un financement public pour assister l’aéroport en cas de pertes ?



