Les passagers du train Paris - Clermont, mercredi, ont eu la surprise de voir leur conducteur manquer l'arrêt en gare de Nevers (Nièvre), avant de s'immobiliser en gare de Saincaize, quelques kilomètres plus loin. Ils étaient 200 à bord à vouloir descendre, il leur a fallu prendre des bus et ils sont parvenus finalement à destination avec une heure de retard. La raison risque de quelque peu les énerver. Le Journal du Centre révèle que le conducteur du train Intercités a été conduit au centre hospitalier de Nevers, et la prise de sang pratiquée a révélé que le chauffeur était sous l'emprise de 3,34 g d'alcool par litre de sang. L'agent SNCF, poursuivi pour "mise en danger de la vie d'autrui", a été mis en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Pierre-le-Moûtier où les enquêteurs tentent notamment de déterminer si l'homme a bu avant ou pendant le trajet.
La SNCF précise dans un communiqué : "Il s’agit d’une situation rarissime, grave et intolérable même si à aucun moment les voyageurs n’ont été mis en danger. L’ensemble des dispositifs de sécurité à bord du train ont fonctionné : une fois l’arrêt en gare non marqué, l’alerte a été donnée ; la signalisation lui a imposé l’arrêt et le cadre SNCF a immédiatement prévenu les autorités compétentes." Une enquête interne a été immédiatement lancée par la direction, en complément des investigations
de la gendarmerie. "En fonction des conclusions qui seront apportées, le conducteur fera l’objet d’une procédure disciplinaire interne pouvant aller jusqu’à la radiation", explique la SNCF.



