Brexit: l’Eurostar circulera même en cas de non-accord

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, se veut rassurant : "les fondamentaux de l'Eurostar sont là, même s'il n'y a pas d'accord, Nous travaillons à une solution pour que, quel que soit le scénario, les passagers de l'Eurostar puissent voyager."

Parfaitement conscient que le diable se cache dans les détails, le Pdg de la SNCF (qui détient 55% d'Eurostar) précise justement ne "négliger aucun détail."

Malgré un certain optimisme, Guillaume Pepy avoue qu' il y a encore "des problèmes qui nécessitent des solutions. Ces questions devront être réglées dans les semaines à venir", a-t-il ajouté.

Il a fait remarquer qu'il s'agissait notamment de problèmes liés aux contrôles d'identité et aux contrôles douaniers avant que les personnes ne montent à bord du train. Cela soulève également la question des retards, a dit M. Pepy, car "si nous avons des retards au passage de la frontière, est-ce que nous retardons le train de quelques minutes ou est-ce que nous envoyons des gens dans le train suivant ?"

Selon un rapport confidentiel du gouvernement britannique révélé jeudi par le Financial Times, ces retards pourraient affecter sérieusement le trafic. On estime que 15 000 personnes pourraient se retrouver, au même moment, au terminal de Saint Pancras, ce qui pourrait affecter les horaires des trains, vu le temps nécessaire à l'embarquement des passagers..