Bruxelles met fin au changement d’heure… et inquiète les compagnies aériennes !

Changement d'heure saisonnier ou pas ? Bruxelles a tranché. La Commission européenne préconise de mettre fin à cette pratique. Toutefois, les Etats membres seront libres de choisir entre l'heure d'été ou celle d'hiver. La fin du dispositif marque pour les compagnies aériennes le début d'un casse-tête. Elles vont devoir revoir leurs programmes de vols, un exercice complexe.

La Commission européenne s'est mise au diapason de la consultation publique sur les changements d'heure saisonniers, organisée cet été. Comme 84% des 4,6 millions de participants (le taux de participation le plus élevé jamais enregistré pour une consultation publique de Bruxelles), elle s'est prononcée en faveur de la suppression du dispositif.

Bruxelles propose d'y mettre fin à partir de 2019. Toutefois elle laisse les 28 États membres libres de décider s'ils veulent appliquer de façon permanente l'heure d'été ou celle d'hiver. Ils ont jusqu'à avril 2019 pour trancher.

Le gouvernement français explique : "Le dernier passage obligatoire à l'heure d'été aura lieu le dimanche 31 mars 2019. Les États membres qui souhaitent revenir de façon permanente à l'heure d'hiver auront la possibilité de procéder à un dernier changement le dimanche 27 octobre 2019. Après cette date, les changements d'heure saisonniers ne seront plus possibles".

Le casse-tête commence pour les compagnies aériennes
Si, au vu des résultats de la consultation une grande majorité des Européens vont se réjouir de cette décision, les tracasseries débutent pour le secteur aérien. Comme l'indique notre collègue des Echos dans son article du 26 septembre 2018 : "Dans le pire des scénarios, les compagnies aériennes pourraient même être obligées de supprimer des milliers de vols, faute d'avoir pu modifier tous leurs horaires d'été ou d'hiver". En effet, devant jongler entre les slots détenus dans les aéroports, la gestion des équipages et des manœuvres ou encore le trafic aérien, s'adapter au nouvel horaire ne sera pas être une mince affaire. Les transporteurs devront choisir entre maintenir l'heure d'arrivée ou celle de départ de leurs vols internationaux, remettant ainsi en cause de nombreuses correspondances.