
Les atterrissages en urgence pour cause de fumées toxiques détectées à bord sont quasiment monnaie courante pour les compagnies aériennes britanniques. L’Autorité de l’aviation civile anglaise a dévoilé qu’elle avait recensé 254 incidents de ce type en un an, soit environ cinq vols touchés par semaine. Généralement, le personnel équipé de masque à oxygène parvient à poser l’appareil sur un aéroport sans que les passagers ne soient informés du problème. L’air serait en fait vicié par des fuites d’huile. Maux de tête, nausées et parfois perte de connaissance découleraient de son inhalation. Ces chiffres ont été communiqués après l’annonce du versement d'une compensation à Terry William par Boeing. Cette hôtesse de l’air américaine poursuivait le transporteur car elle avait souffert de pertes de mémoire et de la parole ainsi que de troubles de la vision après avoir été explosée à de la fumée toxique dans un avion en 2007. La même année, l'ancien pilote britannique de British Airways Tristan Loraine avait dénoncé les dangers de cette exposition avec le documentaire "Welcome aboard toxic airlines".


