Les consignes demandant que deux personnes se trouvent en permanence dans le poste de pilotage doivent être maintenues. Telle est la première recommandation de l'AESA, chargée par Bruxelles de découvrir les failles qui ont permis au copilote du vol 9525 de Germanwings de faire s'écraser l'avion dans les Alpes. L'agence indique aussi que les pilotes doivent faire l’objet d’une évaluation psychologique avant d'être engagés par une compagnie aérienne.
Le communiqué précise «Dès le début de son évaluation, le groupe de travail est arrivé à la conclusion qu'un contrôle médical plus approfondi des membres d’équipage pourrait représenter une contribution importante à la sécurité aérienne. L'évaluation a porté essentiellement sur les examens médicaux et psychologiques des pilotes, y compris les tests de consommation d'alcool et de drogues, pour lesquels des tests de dépistage sont déjà disponibles». L'AESA souhaite que les transporteurs mènent un programme de lutte contre la drogue ou l’alcool qui s'appuie sur des contrôles aléatoires. Elle propose trois autres améliorations : l’élaboration d'un programme strict pour le contrôle des examinateurs aéromédicaux, la création d'un référentiel européen de données aéromédicales et la mise en place dans les compagnies de systèmes de soutien aux navigants.



