Le groupe ADP le reconnait d'avance, pas facile d'accéder cet été aux aéroports parisiens. Les passagers au départ devront prévoir au moins une demi-heure de temps de trajet supplémentaire cet été, estime le gestionnaire, qui évoque des travaux sur les accès routiers et les infrastructures. Et ces difficultés s'ajoutent à des records de fréquentations : les derniers, réalisés l'été dernier, devraient être largement battus puisque le trafic est encore attendu à la hausse en 2018 (entre 2,5 et 3,5% de croissance) avec "54 jours rouges à 210.000 passagers par jour" à Roissy soit 45% du nombre annuel de ces journées à forte concentration de trafic selon le numéro deux du groupe, Edward Arkwright.
Pour autant, la technologie devrait venir en aide aux voyageurs. Paris Aéroport précise que des sas de contrôle automatisé des passeports par reconnaissance faciale sont entrés en fonction depuis le 22 juin et d'autres machines sont en cours de déploiement pour un total, fin juin, de 78 sas automatiques (63 à Roissy-Charles-de-Gaulle et 15 à Orly) sont actifs. A priori une trentaine seront équipés de la technologie à reconnaissance faciale (tous ceux d'Orly et une vingtaine à CDG), au moins deux fois plus rapide que la reconnaissance digitale et avec un plus grand nombre de passeports éligibles. Il reste à savoir si la Police de l'Air et des Frontières, qui se vivait en concurrence de ces contrôles, va bien accepter leur ouverture sans personnel supplémentaire.



