Des « rideaux de sécurité » pour améliorer la régularité du Transilien

On connait déjà la porte palière du métro – qui fonctionne horizontalement –, ce nouveau dispositif de protection s'ouvre et se ferme verticalement. Il est actuellement en phase de test en gare de Vanves avant d'entrer en service au dernier trimestre 2019.

C'est le Journal du Dimanche qui l'annonce: un rideau de quai est actuellement en construction en gare de Vanves-Malakoff (ligne N).

Il s'agit d'un site expérimental, le seul en France et en Europe pour le mode ferroviaire lourd, financé par Île-de-France Mobilités, l'autorité ­régionale des transports (5 millions d'euros d'investissement). Amorcé en mars, le chantier devrait se terminer en juillet et le premier rideau entrer en service au dernier trimestre 2019.

Contrairement à la porte palière du métro – qui fonctionne horizontalement –, ce dispositif de protection s'ouvre et se ferme verticalement. "À l'arrivée du train en gare, le rideau – transparent – se lève en trois secondes, ce qui permet aux voyageurs de descendre et de monter, explique Ghislain de Rugy, directeur Investissement & Développement chez SNCF Transilien. Dès le démarrage du train, il reprend sa place initiale."

Le rideau de quai mesure 8 mètres de long et fait 1,60 mètre de hauteur. Il y aura ainsi sept portes en Plexiglas (et sept rideaux) sur le quai de la gare Vanves-Malakoff.

Le Transilien, réseau ferré le plus fréquenté au monde (3,2 millions de voyageurs par jour), le Transilien se devait de passer à cette étape technologique afin d'améliorer sa performance en matière de régularité.

Le réseau ferré francilien est confronté à des problèmes spécifiques : une exploitation à ciel ouvert (contrairement au métro) et des rames qui se rendent vers des destinations multiples sur la même voie (destination unique pour le métro).

Ainsi, le Transilien doit faire face chaque année à une centaine d'intrusions sur les voies (aux deux tiers des tentatives de suicide). Pour chaque incident corporel grave, la police doit enquêter sur place afin d'établir s'il ne s'agit pas d'une tentative d'homicide : cela occasionne au minimum deux ou trois heures d'interruption de trafic. Parfois, des individus errent sur les voies ferrées : dans ces cas-là, les trains s'arrêtent, par sécurité. Résultat : on compte quelque 7.000 retards par an sur le réseau Transilien.

Le rideau de quai répond ainsi à un double objectif : assurer la protection et la sécurité des voyageurs, et discipliner les flux de voyageurs à la montée et à la descente de voiture. Cela permettra d'assurer une meilleure régularité/ponctualité des trains.

Enfin, le JDD précise que dans le contexte de transport massif de personnes, descente et montée doivent se faire en quarante, cinquante secondes. Une petite ­dizaine de secondes supplémentaires pourrait retarder la rame suivante. Le rideau de quai invite donc le voyageur à descendre et à monter rapidement mais sans précipitation.