Mais si Bill Glenn a dressé les contours de l’enveloppe, il n’ pas donné de pistes concrètes pour l’avenir. Utilisant des termes déjà employés à la GBTA en Août dernier aux USA, le CEO reste encore flou sur ce que préparent ses équipes que ce soit pour les marchés globaux ou locaux. « Sortir de l’univers de la carte est un atout car il permet des développements sur le marché du voyage » évoque le CEO qui détaille les atouts de la joint-venture et rappel qu’American Express est actionnaire à 50% de la nouvelle entité… Ce qui permet des partenariats actifs entre les deux sociétés au niveau de la connaissance client et du big date. Mais pour Bill Glenn, le développement va au-delà des seuls outils. C’est autant un état d’esprit (écoute, audit, analyse des besoins…) que des process qu’il faut proposer aux clients. En évoquant les comptes globaux, il affirme qu’Amex est aujourd’hui une force incontournable sur l’ensemble des grands territoires économiques soulignant le poids des pays émergents où la TMC s’est développée. Interrogés sur les attentes en matière de commercialisation il ne souhaite pas entrer dans la bataille des transactions fees. « Le coût n’est pas le seul élément de mesure, c’est le service que nous offrons qui est le critère d’analyse ». Il n’en dira pas plus pour le moment.
De fait, Amex GBT n’a pas pour l’instant toutes les réponses technologiques à fournir. Bill Glenn l'affirme "Nous n'allons pas développer nous même les outils dont nos clients ont besoin. Nous les achèterons, les complèteront et les intégreront. Il nous faut privilégier les partenariats avec les fournisseurs technologiques et travailler sur les trois grands univers du voyage d'affaires, le voyageur, l'acheteur et les DSI », L'homme de la situation c'est Philippe Chérèque, (Chief Technology Officer) qui reconnait que c’est l’ensemble du « corps d’Amex » qui doit être technologiquement repensé. Il se donne deux ans pour travailler à des sujets aussi importants que le big data, la mobilité, le back ou le front office qui sera proposé aux clients. Un chantier important qu’il souhaite construire autour d’une nouvelle équipe d’ingénieurs issus, pour certains, de Stanford en Californie. La Mecque des spécialistes de la data. « Dans tous les cas, la France et l’Allemagne sont deux des priorités du groupe » explique-t-il en ajoutant « Je présenterais très rapidement mon plan de développement et d’investissement. Le board décidera ou non de l’adopter ». Difficile de croire qu’il le refusera ! Pour l’heure, les serveurs de l’entreprise, installés au sein des outils de gestion de la carte vont quitter Phoenix (Arizona) pour intégrer des locaux propres à Amex GBT. Un premier pas vers l’indépendance digitale évoquée par Bill Glenn.




