Face aux quelques 250 millions de pertes annoncés en mai dernier pour le 1er semestre comptable (octobre 2016 à mars 2017), déficit traditionnellement lié à la période hivernale, Easyjet avait confirmé que "la compagnie réfléchissait à son avenir en raison d’une concurrence accrue en Europe mais aussi face aux possibles conséquences du Brexit". Le Brexit est d'ailleurs une menace prise très au sérieux. Carolyn Mc Call avait déjà lancé quelques pistes lors de l’anniversaire des 20 ans de la compagnie à Luton, en 2015, en évoquant "les nécessaires évolutions d’un modèle économique qui doit en permanence innover, changer, se transformer". A l’occasion d’un CE France, on en sait un peu plus sur le projet social et commercial de la compagnie.
Selon plusieurs sources, 114 modifications et suppressions d’emploi sont programmés en Europe mais avec des reclassements qui ne tiendront pas forcément compte de la position géographique des salariés. On parle de 20 à 40 licenciements d’ici à la fin de l’année mais les chiffres qui circulent ne sont pas confirmées. En France, selon une source au CE, 1 à 2 licenciements secs seraient possibles. Mais là encore, plus de supputations que de réalité.



