En août, le voyage d’affaires au ralenti, pas la visio

Tous les ans, c'est (presque) la même chose. Août marque le début de la somnolence économique. Cette période grise entre le début d'une nouvelle saison qui ira de septembre à juin et la fin de celle qui, depuis janvier 2018, aura marqué une reprise du business travel.

Ne nous y trompons pas, les chiffres qui seront publiés ces prochains mois feront état d'une hausse des déplacements professionnels sans doute inférieure à 3% en valeur mais de 4 à 6 % en volume. Un beau succès lié à cette reprise européenne évoquée par les économistes. Mais l'été n'est pas une bonne période pour voyager. Attentes exagérées à l'immigration des pays sur sécurisés, contrôles accrus sur les routes, pannes et incertitudes du ferroviaire sans oublier les périodes de canicules pesantes pour les "costumes cravate" en mouvement.

C'est ce qui explique que l'été est la période où l'entreprise se penche sur les outils de visioconférence. Les salariés eux-mêmes apprécient d'échanger en vidéo avec leur collègue voire les clients. Bien calé dans un fauteuil, à l'abri d'une climatisation dynamique, on travaille mieux qu'après des heures de vol coincés dans un cockpit.

Aux USA, les premiers chiffres publiés sont formels : 9% de demandes supplémentaires autour des outils de visio et de téléprésence en juillet dernier. Pas moins de 13% en 2017. Ce mois d'août devrait confirmer ces bons résultats et conforter l'idée que l'image coûte moins cher qu'un déplacement professionnel. Mais au-delà, tous les constructeurs du domaine le disent, c'est l'image même de la visio-conférence qui devient un atout de taille. Qualité de l'image et du son, outils de partage de document et simplification du matériel individuel sont devenus des atouts de taille. Quant aux prix de base, ils restent abordables : moins de 200 € par poste pour des échanges à quatre ou cinq participants. Difficile de faire moins cher.