Dans un premier temps, Lufthansa va louer pour 200 millions d’euros et pour 6 ans 38 appareils d’Air Berlin dont Etihad possède 30%. Ces avions sont affectés par le groupe allemand à ses filiales Austrian Airlines et Eurowings. Cette bouffée d’air va permettre à Air Berlin, dont les pertes abyssales (plus de 1,2 milliard d’euros) effraient Abu Dhabi, de repenser son plan de vol : seuls les courts et moyen-courriers seraient maintenus ainsi que les vols vers les USA.
Second volet de cet accord, un accord de partages de code entre Francfort et Munich vers Abu Dhabi ainsi qu’un échange entre Bogota et Rio de Janeiro, desservis par la Lufthansa, qui se refuse à commenter ce premier pas mais reconnaît tacitement qu’il y a un intérêt à travailler en toute intelligence avec ses concurrents. Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, le dit clairement: "Il pourrait y avoir d’autres pistes de développement". La presse allemande évoque une centrale européenne d’achats propres aux deux compagnies. Le groupe germanique dément cette intention.



