On le sait, le bleisure est né de la contraction de business et leisure que l'on pourrait traduire de façon plus large par "voyage d'affaires et loisir". Deux mondes a priori antinomiques mais qui cohabitent depuis les débuts du voyage. L'agence Havas écrivait en 1904 dans l'une de ses dépêches économiques sur le thème du déplacement d'affaires : "Pourquoi ne pas profiter d'une rencontre de travail pour découvrir l'environnement immédiat de votre lieu de réunion ?". Peut-on dire que le bleisure était né ? Sans aucun doute.
Voilà qu'aujourd'hui on passe du Bleisure (concentré de Business et Leisure) au Bleasure, concentration de Business et Pleasure (plaisir). A l'origine, l'idée est la même : prendre du plaisir en voyageant. Une idée simple, elle aussi ancienne mais remise au goût du jour avec le développement du digital. Mais depuis peu, l'expression s'étend. Aujourd'hui on parle aussi de Bleasure pour qualifier le plaisir de faire des voyages d'affaires. Et la presse anglo-saxonne de donner une vision plus large de la notion de plaisir. Quitter l'entreprise, l'excitation de l'avion, la découverte d'une ville ou d'un pays, le changement d'air… Bref tout ce qui fait le bonheur de voyager appliqué à l'univers du déplacement professionnel.


