Fairbnb, une riposte éthique et solidaire à Airbnb

Si les sites de location de logements connaissent un essor fulgurant,ils suscitent,également, de nombreuses critiques. Nuisances dans les quartiers, inflation des prix de l’immobilier ou encore évasion fiscale, la gestion du système de location actuel aurait un véritable impact environnemental et social.

Une alternative plus responsable, créée par un consortium de chercheurs, d’urbanistes et de développeurs du monde entier, devrait donc bientôt voir le jour. A l’instar de Airbnb, qui propose des locations de biens de courte durée, Fairbnb (Fair signifie équitable en anglais) s’inscrit dans une démarche plus éthique.

On s'est rendu compte que ce genre de plateformes dites 'extractives' nées aux Etats-Unis n'avaient pas d'impact positif sur les destinations touristiques et leurs habitants, au contraire. L'essor d'Airbnb a participé à la hausse des prix de l'immobilier et donc à la gentrification des centre-villes”, explique Fairbnb.

Les fondateurs déplorent qu’un tourisme sans contrôle, “géré par la technologie”, complexifie l’organisation de la vie commune des citoyens. Pour cela, ils ont choisi de placer l’économie participative au coeur de leurs ambitions.

Basée à Bologne, en Italie, la plateforme Fairbnb cherche à se démarquer en donnant “la priorité aux personnes au lieu des bénéfices” et en favorisant “des expériences de voyage qui soient durables, intimes et authentiques.” Si la coopérative promet d'être transparente sur ses revenus, elle prévoit de reverser 50 % de ses bénéfices -provenant des commissions- aux collectivités locales. L’objectif : développer une approche plus éthique du tourisme

Avant de prévoir son expansion à travers le monde, la plateforme sera testée au printemps 2019 dans cinq villes européennes : Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise. Pour l’heure, son fonctionnement précis n’a pas été détaillé.