FlixBus veut faire circuler son FlixTrain sur les rails français

La compagnie d’autocars longue distance FlixBus, leader du marché en Europe et présent depuis peu aux Etats-Unis, vient de présenter ses résultats pour l'année 2018. Comme ses concurrents (Ouibus racheté par Blablacar, et Isilines), FlixBus ne révèle aucun chiffre d’affaires.

Pas de chiffre d'affaires donc, mais le détail des passagers transportés. 7,3 millions en France, en progression de 40% avec une poussée des dessertes aéroportuaires et 100 0000 clients additionnels pendant les grèves du printemps à la SNCF (45 millions de voyageurs au niveau groupe). L’opérateur affiche 220 lignes, 210 destinations dans 190 villes françaises (2 000 destinations en Europe et aux Etats-Unis), assurées par 70 sous-traitants qui effectuent ces liaisons sous la marque couleur vert pomme (300 au niveau groupe).

Avec un taux de remplissage annoncé de 65 % et un ticket moyen de 16 à 17 euros, FlixBus reconnaît ne pas avoir encore atteint son seuil de rentabilité sur l’Hexagone.

La start-up allemande qui a traversé le Rhin dès l’ouverture du marché de l’autocar longue distance en août 2015 après la loi Macron,observe de près le marché ferroviaire français à l’aube de son ouverture à la concurrence et se tient prête avec sa nouvelle compagnie ferroviaire lancée l'année dernière.

Créée en 2018, la société FlixTrain fonctionne exactement sur le même modèle économique que FlixBus pour les lignes d’autocars : avec des sous-traitants. C’est ainsi que l’opérateur ferroviaire tchèque Leo Express assure la liaison Stuttgart – Berlin pour le compte de FlixTrain, et HKX la ligne Cologne – Hambourg.

Pour le moment, l'entreprise reconnait qu'elle attend de voir comment la situation va évoluer au cours des prochains mois. "Nous sommes en phase d’observation, nous ne nous interdisons rien."