GBTA : les voyages d’affaires basés sur des projets sont plus onéreux

Selon l'organisation Global Business Travel Association (GBTA), les dépenses Business Travel des entreprises américaines pour les voyages d'affaires basés sur des projets ont atteint 45,4 milliards de dollars en 2017. Ce segment est plus onéreux que les autres déplacements, représentant 15% des dépenses corporate globales des USA.

Prospection, formation, visite de clients, salons... les déplacements professionnels peuvent prendre de multiples visages. Pour sa dernière étude menée en partenariat avec InterContinental Hotels Group, la GBTA s'est concentrée sur les voyages d'affaires basés sur des projets. C'est à dire les missions ayant une composante récurrente, avec un but et des dates précis, et d'une durée d'au moins 4 jours.

Ce segment du Business Travel a représenté 45,4 milliards de dollars aux USA en 2017, soit 15% de l'ensemble des dépenses des déplacements professionnels américains. Il a également représenté 66 millions de voyages l'année dernière, soit 12% de l'ensemble des séjours effectués pour le travail.

Les frais de ces missions particulières sont plus importants que pour les autres déplacements pros. Les budgets sont en effet de 679 dollars contre 533 dollars. Cette extension des dépenses s'explique par la durée plus longue des voyages d'affaires basés sur des projets.

Sans grande surprise : les villes business américaines bien connues - Los Angeles (7% de tous les voyages), New York (5%), Las Vegas (4%), Chicago (4%) et San Francisco (4%) - sont les principaux marchés des voyages d'affaires basés sur des projets

Par ailleurs, l'investissement des entreprises pour ce type de déplacement diffère selon les secteurs. Les plus dépensiers dans le domaine sont l'industrie, l'immobilier et les services professionnels.

Michael W. McCormick, directeur exécutif et COO de la GBTA, estime que "la demande pour les voyages d'affaires basés sur des projets continuera d'augmenter. En effet, les secteurs les plus dynamiques dans ce domaine prévoient une croissance plus rapide que pour l'économie générale au cours des années à venir".