Cinq salariés seront jugés au tribunal de Bobigny pour « violences en réunion », tandis que 10 autres sont accusés de « dégradation ». Un seul est en accusation pour les deux motifs. C’est le jugement de la fameuse histoire de la « chemise arrachée », deux dirigeants de la compagnie ayant été malmenés par des syndicalistes en colère à qui la porte d’un CCE avait été ouverte par un pilote. Depuis, 5 salariés ont été licenciés.
L’intersyndicale d’Air France appelle à une grève et un rassemblement ce mardi, en soutien aux prévenus, aux abords du tribunal. La CGT, qui compte plusieurs de ses membres parmi les accusés, estime que cette journée est emblématique des nécessaires « libertés syndicales ». Même si le patron et l’ambiance ont changé depuis l’an dernier, les débats s’annoncent tendus entre des prévenus enclins à dénoncer la « violence patronale » et une direction qui juge inacceptable le recours à la violence physique. Les salariés poursuivis pour violences encourent jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. Air France leur réclame un euro symbolique. Le jugement sera mis en délibéré si même le procès a lieu, l’avocate de la défense ayant demandé la jonction de ce procès avec une autre affaire où elle accuse la direction d’entrave à l’exercice du droit syndical. Dans ce cas, le procès sera une nouvelle fois repoussé, a priori au 9 décembre.



