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Hôtellerie : l'année 2018 aurait pu être record


A quelques semaines de 2019, MKG Consulting fait le bilan de l'année écoulée pour le secteur hôtelier français. 2018 a été un bon cru. Toutefois, il aurait pu être vraiment exceptionnel, si le climat social avait été moins tendu dans l'Hexagone



L’industrie hôtelière française a réalisé de belles performances en 2018. Sur l’ensemble du territoire, la fréquentation progresse de plus de 1 point par rapport à 2017 pour s’établir à 68,2%. Par ailleurs, bonne nouvelle pour les hôteliers – moins pour les Travel Managers - les prix ont grimpé de près de 5%. Le RevPAR (revenu par chambre disponible) affiche ainsi une croissance de 6,6% à la fin de l’exercice.

MKG Consulting ajoute "En termes de fréquentation, le niveau de 2014 (dernière année de référence avant les attentats) est dépassé mais on reste tout de même légèrement sous le niveau de 2007 qui affichait un taux d’occupation avoisinant les 70%. En termes de RevPAR, l’année 2018 constitue un record avec pour la première fois la barre des 60€ franchie".

Le haut de gamme est en grande forme
Les voyageurs d'affaires et les autres clients ont surtout été plus nombreux dans les enseignes hauts de gamme. En effet, plus on monte en catégorie et plus la fréquentation hôtelière progresse.

Ainsi, les hôtels haut de gamme ont vu leur taux d’occupation progresser de plus de 2 points grâce notamment au retour de la clientèle internationale. A l’inverse, les établissements du segment super-économique qui accueille principalement une clientèle domestique, affichent une fréquentation stable par rapport à 2017. De leur côté, les prix moyens augmentent de manière homogène sur l’ensemble des segments.

La bonne dynamique du secteur hôtelier est à mettre au profit de quelques agglomérations dont Paris, Grenoble et Rennes qui enregistrent une fréquentation supérieure à 2 points (+ 3,2 points pour l’Île-de-France dans son ensemble). Certaines agglomérations comme Bordeaux, Strasbourg et Toulouse affichent des taux d’occupation en léger recul alors que les autres territoires sont stables par rapport à l’an dernier.

Les grèves ont pesé sur le RevPAR des hôteliers parisiens
Les hôteliers parisiens finissent l’année avec une évolution de RevPAR à deux chiffres (+11,0%). Si cette performance est plus qu'honorable, MKG Consulting indique qu'elle aurait pu être meilleure. "sans les grèves du printemps et les manifestations des «Gilets jaunes» de fin d’année, cette croissance aurait été plus importante et aurait ainsi permis de dépasser le niveau de 2014 (130€ en 2014 contre 129,4€ en 2018)".

MKG Consulting estime que le climat social tendu a fait perdre 1,5% de RevPAR aux hôteliers parisiens.

La fréquentation de la capitale s’élève à 79,7%, alors qu’en 2014, elle dépassait les 80%. Le spécialiste du secteur hôtelier craint aussi que les récents mouvements aient des répercussions sur 2019 "Le début d’année devrait être marquée par l’impact des événements récents", estime-t-il.