Alors que le téléphone portable est devenu un outil indispensable des déplacements professionnels, l'Arcep joue à plein son rôle en permettant de poser un diagnostic. Son objectif est d'aider les collectivités territoriales à dialoguer avec les opérateurs mais de fait, les voyageurs d'affaires savent ainsi à quelle sauce ils pourront communiquer. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la réalité de la couverture en internet ou téléphonie mobile est loin des promesses des opérateurs : "La belle carte à 99% de la population, elle devient une couverture à 60%" qui "colle beaucoup plus au ressenti des Français", explique Sébastien Soriano, président de l’Arcep.
A la suite d'une décision de l'Arcep, les opérateurs mobiles sont en effet tenus de publier des cartes de couverture qui différencieront les zones de très bonne couverture, de bonne couverture, de couverture limitée, et celles où il n'y a pas de couverture, pour les services de voix et de SMS. Cet enrichissement des cartes de couverture permet de mieux refléter la réalité vécue par les utilisateurs. Avec ces nouvelles cartes, l'Arcep entend stimuler les opérateurs pour doper encore la couverture mobile. Il s'agit de provoquer "un choc de transparence", explique l'Arcep, pour réorienter la concurrence que se livrent les opérateurs, afin que celle-ci porte non seulement sur les prix mais aussi sur les performances des réseaux.



