Les hôtels parisiens ont enregistré une chute de leur taux d'occupation en janvier 2015, mois marqué par les événements de Charlie Hebdo et de la Porte de Vincennes. La baisse est de 3 % à 6 % pour la plupart des catégories. «L’impact est particulièrement visible sur les catégories les plus prestigieuses – hôtels de charme et de luxe – dont la clientèle à forte composante étrangère a préféré remettre son voyage», remarque le baromètre. Mais pour Philippe Gauguier, Associé In Extenso Tourisme, Culture & Hôtellerie, «on aurait pu redouter un recul encore plus marqué de la fréquentation après ces événements dramatiques. La destination a remarquablement su rebondir après ces drames et rassurer les clientèles étrangères. De même, la clientèle de séminaires et de congrès est venue. Les manifestations prévues n’ont globalement pas été annulées». L’hôtellerie haut de gamme de la capitale signe d’ailleurs les seules progressions pour le TO (+2,6 %) et le RevPar (2,9 %).
La province tire son épingle du jeu
Le baromètre montre que les performances sont encourageantes en province. Les segments économique à haut de gamme enregistrent une véritable progression du chiffre d’affaires. L’occupation et les prix moyens progressent, signe que la demande a été soutenue. Il en va de même pour la Côte d’Azur. Néanmoins, son activité a surtout été portée par la progression de la fréquentation (TO : +28,3 %pour le haut de gamme et +10,1 % pour le milieu de gamme). Seule exception, l’hôtellerie de Luxe. Elle enregistre une baisse d’activité aussi bien en Province que sur la Côte d’Azur. «La clientèle étrangère, marquée par les événements parisiens, a certainement redouté des évènements similaires ailleurs en France», explique Deloitte.



