Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires
Accueil
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte


In Extenso/Deloitte : un bon 1er trimestre menacé par les grèves


Bien que la croissance économique française ait montré des signes de ralentissement au 1er trimestre 2018, les indicateurs dans l’hôtellerie restent dans le vert fin mars. Le RevPAR a progressé de 4% sur le segment Économique et jusqu'à 8% pour le Haut de gamme. Toutefois, le baromètre In Extenso Deloitte craint que les mouvements sociaux n'aient raison de cette tendance haussière.



Tendance à la hausse dans l'hôtellerie au 1er trimestre
Tendance à la hausse dans l'hôtellerie au 1er trimestre
Le mois de mars a été un bon cru pour les hôtels parisiens. Les taux d’occupation ont progressé sur tous les segments et atteint jusqu'à 85,4% (Milieu de gamme). Par ailleurs, ces bons niveaux d’occupation sont accompagnés par une augmentation significative des recettes moyennes par chambre louée (entre 4% pour les établissements Haut de gamme et 7% pour les hôtels Économique). Le Baromètre In Extenso Deloitte rappelle "qu’en 2017, le retour des clientèles ne s’est pas traduit immédiatement par une progression des prix moyens. Dans un premier temps, ils sont restés stables, voire ont légèrement reculé. Ce n’est qu’à partir d’août 2017 que l’on a enfin vu les prix moyens progresser. Cette tendance laissait espérer des croissances plus fortes pour 2018 ce qui se confirment nettement ces trois premiers mois de l’année". Les hôteliers en région parisienne (petite et grande couronne) profitent ainsi de cette tendance positive. Confirmant l’attractivité de ces territoires, tous les indicateurs sont dans le vert au mois de mars et à la fin de ce premier trimestre.

Par rapport à un premier trimestre 2017 difficile sur la Côte d’Azur, le début d’année 2018 est très encourageant, avec une fréquentation touristique qui a augmenté en mars et qui s’achève sur un long week-end de pâques. Les chiffres d’affaires hébergement (RevPAR) sont en croissance au mois de mars et de manière plus prononcée sur l’hôtellerie Milieu et Haut de gamme (respectivement 20% et 27%). Selon le CRT Côte d’Azur, le niveau de taux d’occupation enregistré en mars dans l’hôtellerie est le meilleur depuis mars 2000. La clientèle étrangère a contribué à cette forte hausse, avec une fréquentation record en février 2018 par rapport à l’année dernière. De lus, l’hôtellerie niçoise de catégorie supérieure enregistre de très bons résultats au mois de mars. Les RevPAR sont en croissance de 26% sur la catégorie Milieu de gamme et de 31% sur le Haut de gamme et Luxe, grâce à la progression du taux d’occupation (+8,9% et +15,8%) et du revenu moyen par chambre (+10,3% et +9,7%). Toutefois le baromètre met en garde "Malgré le bon mois de mars, les mois à venir s’annoncent compliqués, conséquence des mouvements sociaux à la SNCF et chez Air France, cumulés avec une météo maussade. Les hôteliers enregistrent beaucoup d’annulation et de baisse de réservation".

En régions, la dynamique entamée durant l’année 2017 semble ralentir au premier trimestre 2018. Les RevPAR progressent de l’ordre de 1% sur l’hôtellerie Économique, Milieu et Haut de gamme. Seule l’hôtellerie Super-économique et Luxe se démarquent, avec respectivement une hausse de 4% et 8% de RevPAR à fin mars 2018.

Mais cette bonne conjoncture va t-elle se poursuivre ? Selon In Extenso, "Comme à l’échelle nationale, les mouvements sociaux d’Air France et de la SNCF vont avoir des répercussions sur les résultats dans les mois à venir. On constate déjà une forte baisse de fréquentation en avril, notamment sur la première quinzaine. Malheureusement les grandes métropoles françaises sont les plus impactées, entraînant un « coup d’arrêt » à la bonne dynamique de ce début d’année. Certains acteurs se mobilisent, comme la destination Côte d’Azur qui lance une campagne de promotion pour une hausse de l’affluence étrangère en anticipation du risque de baisse de la clientèle française pour cause de grèves. Espérons que ces mouvements sociaux n’auront pas de répercussions négatives sur la saison estivale".