KDS Now, attention, révolution en marche!

Rarement une entreprise aura tant fait pour révolutionner le voyage d’affaires que KDS. Alors que les journalistes pensent souvent être les seuls à avoir une vision futuriste du marché, rarement ancrée dans la réalité, Dean Forbes, le patron du groupe a démontré à Paris « qu’innover était l’essence même de son entreprise ». Des nouveautés surprenantes et d’autres, encore trop en avance.

À l’anglaise, façon show, l’entrée sur scène de Dean Forbes se fait Smartphone en main. Le boss de KDS commence alors à dicter son prochain voyage qui s’affiche directement dans Neo Travel. Premier choc ! La reconnaissance vocale est une réalité ; KDS le prouve en l’intégrant pour le moment sur iOs7 et rapidement sur d’autres plateformes. Gadgets ? Pas vraiment. Simplifier, c’est faciliter. Qui mieux que la voix, outil permanent de travail pour faciliter ainsi la réservation et la planification de son voyage?

Mais Dean Forbes en a encore sous le pied. L’agenda, celui d’Outlook, très présent dans les entreprises, ne doit pas être seulement un aide-mémoire partagé par tous. Il devient le point d’entrée du déplacement professionnel via une API qui, automatiquement, transforme la programmation d’un voyage en un ensemble de moyens : du taxi à l’avion via l’hôtel. Cette intégration d’un open booking naturel va modifier profondément le voyage d’affaires. Car KDS a compris que les générations Y veulent avoir le choix et le sentiment de piloter leur voyage. C’est la troisième brique : des contenus totalement paramétrables. Toutes les étapes du voyage sont modifiables d’un simple clic.

Et pour aider le voyageur, la représentation hôtelière se fait directement sur une carte. Un must. Cerise sur le gâteau : l’introduction des transports publics facilite l’utilisation du métro ou du bus en « traçant » pour le voyageur la meilleure offre urbaine.

Il reste maintenant à vivre KDS Travel au quotidien, implanté sur les machines de production et mis en œuvre par les utilisateurs eux-mêmes. Ce que Dean appelle « ce parcours client fait du besoin de gagner du temps et d’économiser des moyens »

Neo Expense, la note de frais a coup de souris

A l’évidence, en travaillant la forme, KDS a aussi choisi de modifier le fond. Un peu trop sans doute pour NeoExpense, parfaitement conçu mais dont l’utilisation ne semble pas encore adaptée aux latins que nous sommes. Et pourtant. Neo Expense débute naturellement par la « traditionnelle » photo de la note de frais. Innovation, le montant ou le lieu sont immédiatement ajoutée au sein d’un tableau que pilote le voyageur. Toutes les options de dépense sont proposées : du diner au petit déjeuner, du taxi au déjeuner…

Bref, rien ne manque à la panoplie que chacun peut d’ailleurs compléter. Toutes ces dépenses sont consolidées sur Neo Travel via des icônes qui se déplacent et s’adaptent au déplacement. Autre point fort, les erreurs sont immédiatement soulignées par le logiciel qui pointe les doublons, les fiches mal remplies ou les dépenses non prévues par la politique voyage. Neo Expense est aujourd’hui l’outil graphique le mieux pensé pour répondre au pensum de la note de frais… Mais peut être trop graphique pour séduire des financiers « latins » attachés à l’aridité du sujet. D’autant que si la consolidation et l’édition est instantanée, Dean a limité sa présentation à la représentation « image » de la note de frais. Beaucoup dans la salle auraient aimé voir la restitution « papier » de l’ensemble. Neo Expense ne sera disponible qu’en mars prochain et annoncé, selon Dean Forbes « pour évoluer très rapidement ces prochaines années ».

Des participants convaincus

Comment analyser autant d’innovations ? En les saluant avec beaucoup de respect car elles marquent le début d’une ère nouvelle, intuitive, construite sur des API qui vont autoriser toutes les formes d’achat et qui faciliteront le best buy, bien décidé à s’implanter dans nos entreprises pour les années à venir. KDS et son brillant patron a compris qu’il fallait donner un coup de pied dans une fourmilière que prennent trop au sérieux des professionnels perdus dans des appels d’offres complexes et lourds. En libéralisant l’achat, tout en l’encadrant, KDS démontre que l’on peut faire simple et efficace. Pas certain que tout le monde ait bien perçu cette évolution ! Pas sûr que la concurrence sente le vent du boulet.

À l’évidence, KDS est loin devant ses compétiteurs. Mais attention, présenter ne veut pas dire implémenter facilement. Une fois passées les craintes d’un outil trop graphique (pour les vieux de la vieille du métier), il faudra démontrer l’intérêt de l’ensemble à un coût raisonnable pour l’utilisateur. Bref, si le fruit est beau, il faut maintenant le mettre en place dans la corbeille. KDS s’installe dans l’avenir et parle aux générations numériques, biberonées à l’icône graphique et aux écrans multimédia. Un cap se franchit et s’annonce.

KDS Now aura permis également de démontrer l’intérêt des clients et des prospects pour l’entreprise qui (enfin, serait-on tenté de dire) commence à gagner un peu d’argent. Mais assurer la manifestation en anglais «only» a choqué quelques acheteurs qui auraient aimé entendre les finesses du produit dans la langue de Molière. KDS devra se méfier de ces réactions épidermiques voire caractérielles. Sinon, la prochaine fois autant organiser un Eurostar pour Londres… Ce qui séduirait bien des acheteurs qui sortent rarement de leur bureau.

Une démo pour bien comprendre