"Nous avons la volonté d'être très pédagogues auprès des adhérents de l'AFTM qui nous sollicitent pour comprendre tous les changements qui s'annoncent dans le transport aérien", précise d'emblée Michel Dieleman, le Président de l'AFTM. "En allant à la rencontre de IATA nous voulions poser toutes les questions qui permettront à chacun de nos membres et partenaires de construire leur propre stratégie de négociations et d'achat". Avec Michel Dieleman et Thibault Barat, le Délégué Général de l'AFTM, Ptisem Djeghbal, qui dirige la Swiss Travel Management. Face à eux, deux spécialistes du dossier : Yannick Hoyles en charge du NDC chez IATA et Olivier Hours (Head NDC Engagement and Adoption chez IATA) bien décidés à aborder tous les sujets souhaités par l'AFTM, même les plus complexes.
Sans surprise, c'est autour du NDC et des frais annoncés en avril prochain que le gros des échanges s'est consacré. "Nos acheteurs le demandent très clairement", explique Michel Dieleman "Qui va payer la fin des GDS et les agrégateurs qui se mettent en place ? Comment vont évoluer les SBT que nous avons eu du mal à mettre en œuvre avec l'automatisation de l'émission des billets et surtout comment allons-nous être certains de disposer de l'ensemble des offres des compagnies aériennes pour avoir une vraie comparaison tarifaire ? Ce sont des sujets importants qui font bouger les budgets et les stratégies". Mais Michel Dieleman n'est pas naïf et sait bien qu'à toutes ces questions, IATA ne saurait répondre. Yannick Hoyles a toujours été clair : "NDC est un langage informatique, le XML, chaque compagnie aérienne intègre ce qu'elle souhaite et développe ses relations comme elle l'entend". N'empêche, échanger c'est comprendre et faire évoluer les dossiers. "Nous avons eu le sentiment que cette rencontre permettait à IATA de toucher du doigt des problématiques du corporate français qu'elle ne possédait pas forcément dans le détail", conclut Michel Dieleman.



