L’Assemblée nationale rejette logiquement la taxation du transport aérien

L’Assemblée nationale a rejeté hier une série d’amendements portant sur la taxation du transport aérien et figurant au projet de Loi sur les mobilités. Une décision logique mais qui ne met pas un terme à cette épée de Damoclès qui pèse sur les passagers

L'opposition n'aura donc pas eu gain de cause et la contribution supplémentaire de l'aérien à la transition écologique demandée devra attendre. La demande des élus était de taxer le kérosène pour les vols nationaux car ce carburant bénéficie d'une exonération de TICPE (taxe de consommation sur les produits énergétiques). La ministre des Transports Elisabeth Borne et le gouvernement préfèrent traiter la taxation du transport aérien au niveau européen.

Dans la même séance, les députés ont aussi rejeté un amendement de l'opposition qui suggérait l’application d’une sorte de taxe carbone qui aurait frappée les billets d'avions sur lesquels une alternative ferroviaire était possible.

Il faut dire que les charges portées sur le transport aérien tiennent plus des modes que de la réalité. De nombreuses études réfutent les chiffres annoncés par certaines ONG lesquels tiennent plus de la doxa. Les chiffres annoncés ne sont pas soutenus par des rapports fournis citant clairement les références. Tous les acteurs du transport aérien, les compagnies et les constructeurs œuvrent pour réduire l'empreinte carbone (et pas que...) car elle est conditionnée par la consommation de carburant dont le coût pèse sur les compte d'exploitation (de 25 à 30% !).

Il serait donc intéressant d'avoir une mission Européenne neutre (possible ?) qui traite une bonne fois pour toute cette problématique afin que le débat s’apaise et que l'on puisse travailler sur des choses beaucoup plus importante telles que la sécurité ou bien le traitement des flux d'avion dans un ciel déjà très encombré.