L’Iata réclame la poursuite du projet d’aéroport pour Mexico

Convaincue qu'un nouvel aéroport à Mexico contribuerait largement au développement économique et social du Mexique, l'Iata publie une étude sur l'impact qu'aurait cette nouvelle structure et met tout son poids dans la balance économique. Nul doute que les voyageurs d'affaires, eux aussi, y trouveraient leur compte, mais l'enjeu est aussi politique.

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a organisé dimanche 28 octobre un scrutin qui a rejeté à près de 70% la construction du nouvel aéroport de Mexico. Le projet, déjà en cours de réalisation pour un budget estimé à plus de treize milliards de dollars – est en concurrence avec un réaménagement de l’aéroport militaire de Santa Lucia au sud de la capitale, sans oublier la possibilité de revoir l’aéroport actuel de Mexico, ainsi que de celui de Toluca. Durant sa campagne, M. Lopez Obrador a plusieurs fois critiqué le chantier en cours de construction de ce méga-aéroport, pour son coût élevé, son impact environnemental et pour de supposés faits de corruption dans l’attribution des contrats.

L'Iata met tout son poids dans la bataille et souligne que "la capacité actuelle de l'aéroport est clairement insuffisante" écrit-elle clairement dans un rapport - en espagnol - publié pour tenter de convaincre le gouvernement de ne pas renoncer à son projet.

Selon l'Association mondiale des compagnies aériennes, "Sa construction implique la possibilité pour le Mexique de concurrencer l'Union européenne et elle souligne la nécessité de l'infrastructure pour porter "la compétitivité, la croissance économique et l'emploi" de l'économie mexicaine. "La construction de l'aéroport est une priorité de l'État mexicain qui transcende tout contexte ou course électorale et doit être soutenu par tous les secteurs" pour développer la connectivité aérienne du pays.