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Mardi 13 Mars 2018

L'UAF réclame la création d'un Observatoire sur les coûts français du transport aérien


A une semaine du lancement des assises du transports aériens, l'Union des Aéroports Français a partagé ses attentes concernant ces rencontres qui s'étaleront jusqu'en septembre 2018. Compétitivité, fiscalité, contrôle... les sujets à défendre ne manquent pas.



L'enquête de l'UAF a une nouvelle fois montré que le ciel français était à la traîne par rapport à l'Europe. Si l'Hexagone présente une hausse honorable de 5,8% en 2017, elle est toutefois bien moins importante que la croissance moyenne européenne de 7,7%. Thomas Juin, Président de l'UAF compte sur les Assises du transport aérien pour résorber cet écart : "Il n'est pas normal que la France – qui a des atouts en terme touristique, ariens et économiques – soit en retrait par rapport aux Anglais, aux Allemands ou encore aux Espagnols". Il estime que "Le cadre français n'est pas assez performant et adapté pour permettre aux aéroports de rattraper cet écart", rappelant "3 points c'est énorme pour une économie. Cela représente des millions de passagers".

"Nous abordons les Assises bien sûr sous l'angle de la performance, thématique de la rencontre. Mais nous demandons surtout une approche globale de l'écosystème. Le transport aérien est composé de multiples acteurs. Il faut mettre les tentations corporatistes de côté pour avoir une approche collective et constructive. Il faut se poser la question comment faire pour que demain cela profite aux passagers et aux territoires".

Depuis une dizaine d'années, les plates-formes françaises ont vu la compétition pour les ouvertures de lignes ou l'accueil de nouvelles compagnies s'intensifier avec leurs confrères, européens bien-sûr mais également mondiaux. "L'époque où les aéroports pouvaient être vus comme des monopoles naturel fait partie de l'ancien monde. Les aéroports sont désormais dans un marché ouvert en pleine compétition", assure le président de l'organisation.

L'UAF souhaiterait ainsi que les Assises accouchent de mesures prenant en compte cette réalité. Un des points à travailler selon l'association est l'aspect fiscal : "Actuellement lorsqu'on cumule l'ensemble des taxes sur les aéroports (sans prendre en compte les redevances qui dépendent des exploitants) cela représente entre 15 et 20€ sur un billet. C'est un écart important avec nos voisins", ajoute Nicolas Paulissen, Délégué général de l'Union des Aéroports Français, "Nous voudrions la mise en place d'un observatoire qui suivraient les coûts et déterminerait comment réduire cet écart".

L'organisation aimerait également que l’État, les collectivités et les différents acteurs de l'aérien s'interrogent sur l'aménagement du territoire. "Les Assises sont l'occasion de se pencher à nouveau sur les aéroports de proximité. Lorsque la décentralisation est intervenue en France en 2005, certains aéroports ont été repris par les collectivités locales mais il n'y a pas eu de schéma aéroportuaire associé à cela. Il est ainsi apparu certaines disparités ou redondance. Il est essentiel qu'il y ait une vision partagée entre l'état et les nouvelles régions pour mieux utiliser les infrastructures, définir leur vocation. L'Etat doit d'ailleurs donner de meilleurs outils comme par exemple les lignes de services publics. Comment mieux les utiliser pour irriguer le territoire" explique le président de l'UAF.

Nicolas Paulissen, Délégué général de l'Union des Aéroports Français ajoute "un cadre plus adapté permettrait à certaines compagnies de reconsidérer ces lignes et améliorerait ainsi l'attractivité de la France. Cela offrirait la possibilité aux entreprises françaises de toucher plus de marché. En effet, l'ouverture d'une ligne en région change la donne pour les entreprises".

Les files d'attente au cœur des préoccupations
Avec l'instauration des contrôles des passagers Schengen, les files d'attente se sont allongées aux contrôles des frontières pour atteindre des délais critiques l'été dernier : jusqu'à 1h30 en province et 3h00 à Paris. "Nous avons besoins d'une succession de mesures pour permettre d'améliorer la situation et ne pas revivre les mêmes difficultés cet été", ajoute Nicolas Paulissen.

Afin d'atteindre un objectif d'attente de 20/30 minutes, l'organisation préconise de revoir les effectifs mais également une accélération des automatisations des processus comme Parafe ou encore la reconnaissance faciale. Une meilleure synergie entre les différents ministères concernés par la question des contrôles est également demandée.

Mais il n'est pas certain que ces mesures évitent de nouveaux problèmes cet été. En effet, si les aéroports parisiens ont vu les effectifs aux contrôles étoffer de 200 personnes, il n'en est rien en province. "Alors que la saison estivale approche, nous sommes inquiets. Nous avons besoin d'une approche sur l'ensemble du territoire et globale. La qualité de service des aéroports ne doit pas être traitée comme optionnelle" conclut Thomas Juin.


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