LGV : après Bordeaux, Toulouse ?

Au moment même ou Guillaume Pépy annonce le prolongement de la LGV entre Bordeaux et Toulouse, les autorités politiques remettent en cause cette liaison jugée trop chère et peu utile.

On se souvient des oppositions, opérations coup de poing et contestations multiples autour du tracé de la liaison ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse, une partie de la ligne traversant de prestigieux vignobles. Il se pourrait bien que la bataille soit relancée avec l’annonce de l’ouverture dès 2024 de la LGV entre Bordeaux et Toulouse qui mettrait alors Paris à trois heures de la ville rose.

Le coût annoncé des travaux, 9 milliards d’euros, ne satisfait pas le Conseil régional et un très grand nombre d’associations qui ne comprennent pas pourquoi mettre autant d’argent dans un projet qui, au final, ne ferait gagner qu’une heure. Pour un grand nombre d’associations de protections de la nature, ce projet pourrait bien devenir le Nôtre Dame des Landes du Sud-Ouest si SNCF ne revoit pas rapidement sa copie.

SNCF reste persuadée que la concurrence entre le train et l’avion doit se faire au bénéfice du ferroviaire en raison des coûts d’exploitation plus faibles et de la faible émission de CO2 du train. Mais Toulouse est un objectif essentiel à la conquête du Sud-Ouest. Un dilemme difficile.

Sur le terrain les problèmes sont encore nombreux. Le tracé définitif proposé n’a pas été accepté par toutes les parties et l’offre aérienne entre Toulouse et Paris satisfait pour l’instant une grande partie du tissu économique toulousain. La bataille ne fait que (re)commencer.