
Si les États-Unis avaient été les plus éloquents pour s’opposer aux velléités écologiques de l’Union Européenne dans le domaine aérien, la Chine navigue désormais en vol groupé avec ses homologues américains. L’Association Chinoise des Transports Aériens (CATA) s’est ainsi refusée à reconnaître un système d’échange d’émissions qui s’avèrerait particulièrement coûteux pour ses membres. «Si l'UE persiste à vouloir mettre en œuvre ce plan, l'association recommandera fermement au gouvernement chinois de prendre des contre-mesures encore plus dures contre les vols en provenance et à destination de la Chine qui seront assurés par les compagnies aériennes des pays membres de l'UE» indique l’association dans un communiqué publié dimanche dernier.
Outre l’aspect financier, qui constitue là encore le nerf de la guerre, la légitimité même du système au-delà des frontières de l’Union Européenne pose problème. L’extension du SEE aux compagnies extra-européennes pourrait donc violer les conventions internationales.
La mise en place du Système d'Echange d'Emissions suscite donc des oppositions de poids, et semble bien menacer l’avenir du dispositif, ou au moins son efficacité.


