La Chine trie ses voyageurs avec une « note sociale »

A partir du 1er mai, les citoyens chinois qui se comportent mal n'auront plus accès aux trains et aux avions, annonce Reuters. La sélection comprend les fraudes ou le fait de cracher dans la rue. Mais pas seulement.

C'est une sorte de "Liste noire" qui est expliquée par l'agence de presse. Reuters raconte que la Chine teste depuis plusieurs années un système de « note sociale », et s’en servira pour empêcher les Chinois les plus mal notés de voyager en train ou en avion à partir du 1er mai 2018. Depuis 2014, les données fournies par les réseaux sociaux, les smartphones, mais aussi par la police, les tribunaux ou encore le fisc sont collectées pour chaque individu, et précieusement centralisées pour en faire une sorte de "fiche de réputation". Si la règle paraît nouvelle, Reuters rapporte que plusieurs signes poussent à croire qu’elle a déjà pris effet. Au début de l’année 2017, la Cour suprême a annoncé lors d’une conférence de presse que plus de six millions de Chinois avaient reçu l’interdiction de prendre l’avion pour "faute sociale".

La « note sociale » dépendra donc du comportement, incluant les Chinois qui ont déjà fraudé dans un train ou qui ont pu avoir un mauvais comportement dans un avion. Mais y figurent aussi ceux qui ont un casier judiciaire ou sont répertoriées pour leurs opinions politiques, ainsi que les individus qui ont déjà rencontré des problèmes pour rembourser un crédit ou une assurance. Les personnes fichées ne pourront accéder ni aux trains, ni aux avions pendant un an. Cette base de données du crédit social est basée sur un principe : "Une fois que l’on est plus digne de confiance, on se retrouve restreint à jamais".