En France, le secteur des transports est le deuxième consommateur d’énergie (32% du total) après le secteur résidentiel mais également le premier émetteur de gaz à effet de serre (29,6% du total) et le premier consommateur de pétrole (70% du total). L’énergie consommée se répartit ainsi : route 80%, avion 13%, maritime et fluvial 5%, rail à peine 2% (alors qu’il assure 10% des trafics voyageurs et fret). Face à ces chiffres, la Fnaut déplore que "le gouvernement poursuit une politique qui privilégie la route et l’avion, c’est-à-dire les modes de déplacements les plus gros consommateurs d’énergie fossile". Elle ajoute "La décision d’accroître d’un centime la fiscalité diesel est un premier pas dans la bonne direction. La FNAUT regrette cependant la baisse concomitante de la fiscalité essence et considère qu’une action sérieuse et cohérente dans ce secteur est donc indispensable. Elle peut avoir un impact décisif sur nos émissions de gaz à effet de serre, et des retombées positives en matière de décongestion des voiries urbaines, de santé publique et d’équilibre de notre balance commerciale".
En outre, l'organisation met en garde contre les effets pervers de la loi sur la transition énergétique qui est centrée sur l’introduction de véhicules électriques. «Certains chercheurs considèrent que le cycle de vie d’un véhicule électrique est aussi polluant que celui d’un véhicule thermique». Ainsi elle assure que le bus électrique est deux fois plus coûteux que le bus diesel moderne "s’il doit être généralisé, ce sera inévitablement au prix d’une réduction des services résultant d’un surcoût d’investissement et d’un surcoût de fonctionnement des réseaux urbains". De plus, la fédération précise "Dans le cadre du plan de relance autoroutier, plus de 3 milliards d’euros vont être investis pour renforcer la capacité du réseau autoroutier, y compris en zones urbaines denses (Lyon, Strasbourg, Grenoble,...). Cette décision ne compense pas l’élimination du projet d’autoroute du Marais poitevin A831. Des travaux gigantesques sont poursuivis à La Réunion (nouvelle route du littoral)". Elle ajoute: "Alors que le rail accuse un retard considérable, l’État a donné la priorité à la route dans les Contrats de plan Etat-Régions (1,95 milliard pour le rail et 3,1 milliards pour la route) mais les Régions ont finalement apporté 2,9 milliards au rail et 1 milliard seulement à la route".


