La Guinée-Bissau paralysée par une grève des transporteurs.

La Guinée-Bissau est paralysée par un mouvement de grève de trois jours (jusqu'à jeudi soir) déclenché par la Fédération nationale des associations de transporteurs routiers, regroupant les taxis, taxis collectifs et camions. Il n'y a aucun transport public, les voyageurs en déplacement dans le pays ne pourront compter que sur les chauffeurs privés pour se déplacer.

A Bissau, la capitale, les grandes artères sont désertes. Seuls les véhicules privés circulent sur des routes pratiquement vides.
Les grévistes dénoncent les nombreux rackets policiers qu'ils subissent et réclament une définition claire des rôles entre les différents fonctionnaires chargés de la circulation routière, la police, la garde nationale et les agents de la Direction des transports terrestres notamment.

Ils protestent également contre l'augmentation des taxes et le mauvais état des routes.

"Notre mouvement a réussi à 90%. Tout le pays est paralysé", a déclaré à la presse Mamadù Conté, le président de la fédération, affirmant qu'à l'intérieur du pays également le mot d'ordre a été "scrupuleusement" respecté.

La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise, est un des derniers pays au monde dans le classement de l'indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).