Deuxième cabinet à prévoir des perspectives défavorables pour l'emploi, Secafi prédit un «probable nouveau repli significatif» des effectifs de la SNCF d'ici 2020. Selon son analyse, entre 11.000 et 13.000 postes sont en danger, là où le cabinet Degest en prévoyait 9.000. Pour parvenir à un tel chiffre, il a étudié le plan stratégique de l'entreprise, ses objectifs de productivité et le contexte (libéralisation du marché des autocars, ouverture à la concurrence, restriction des investissements subventionnés) et déterminé ses besoins en personnel en conséquence.
Dans le détail, le cabinet prévoit une réduction de 8.000 postes chez SNCF Mobilités, et entre de 3.000 à 5.000 emplois supprimés chez SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure. Secafi précise que le plan stratégique utilisé pour ses calculs doit encore «négocier et contractualiser avec l’État» en 2015. Le cabinet donne également une série de recommandation comme la mise en place «au plus tôt d'une véritable politique de GPEC (Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences)» afin de favoriser «la mobilité choisie».



