La grève du 22 février a coûté 26 millions d’euros à Air France

Air France a fini d'évaluer le coût de la grève du 22 février dernier. L'ardoise est de 26 millions d'euros. Face à ce montant important, la direction appelle ses employés "à la responsabilité" alors qu'une autre action a été programmée le 23 mars prochain.

La grève des salariés d'Air France du 22 février avait cloué au sol un quart des avions de la compagnie dont 50% des long-courriers au départ de Paris. Cette action n'a pas été sans conséquence pour l'entreprise. La direction estime qu'elle "aura eu un impact négatif sur le résultat d'Air France de l'ordre de 26 millions d'euros".

La direction met en garde ses employés contre la nouvelle grève du 23 mars 2018 dans une note interne obtenue par l'AFP. "Lancer un nouveau mouvement, sur une revendication aussi irréaliste que +6% de salaire en 2018", aura pour effet de "réduire le montant de l'intéressement" futur et d'"atteindre le moral de tous les salariés qui font ensemble, depuis des années, des efforts pour redresser la compagnie". Elle assure que "Les résultats d'Air France ne permettent pas de céder à cet ultimatum".

Pour Air France, les revendications des syndicats représentent "240 millions d'euros chaque année, soit l'équivalent de deux avions long-courrier par an". Pour convaincre les employés, la compagnie rappelle dans sa note qu'elle a mis en place en 2018 une augmentation générale de 1% en deux temps et une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4% pour les agents au sol. Elle estime qu'avec l'intéressement, "le montant perçu par les salariés augmentera de 4,5% en moyenne pour l'année".

Toutefois, il n'est pas certain que cette lettre suffise à calmer les esprits au sein de l'entreprise. Les 10 syndicats ont d'ores et déjà prévu de se réunir le 15 mars pour durcir le mouvement si des négociations n'avaient pas lieu d'ici là.