Le SNPL Air France : « Les pilotes ne sont pas des privilégiés »

Soumis à pression à 3 jours de la fin de l’ultimatum fixé par leur direction, les pilotes d’Air France négocient toujours. Le président du SNPL Philippe Evain confirme qu’il "ne sait pas s'il va signer les accords".

Invité d’Yves Calvi ce matin sur RTL, le président du syndicat SNPL Air France estime que les pilotes ne sont pas mieux traités que les autres salariés : "Nous ne sommes pas du tout privilégiés", martèle Philippe Evain, "À Air France, 200 à 300 pilotes sont prêts à quitter l'entreprise pour aller chez la concurrence".

Selon lui, un jeu de dupes est en cours : "Le projecteur est braqué sur les pilotes et plus globalement sur les salariés d'Air France"» dit-il, "S'il est braqué de cette manière, c'est pour mieux cacher ce qui se joue en coulisses".  Pour Philippe Evain, "Ce sont des arbitrages qui, ces dernières années ont toujours été faits au détriment des salariés d'Air France". Il signale ainsi l'octroi de droits de trafic aux compagnies du Golfe qui "sont un très mauvais coup porté à la santé d'Air France (...). La concurrence est tellement déloyale, que même un effort massif des pilotes n'y changerait rien."

Quant à la menace du Plan B et la suppression éventuelle d’une dizaine de lignes, Philippe Evain estime que "même avec un accord, cinq lignes vont être supprimées".