Pour le syndicat, les faits sont clairs : «En tant que syndicat responsable et historiquement très impliqué dans la réflexion stratégique, le SNPL Air France ALPA remarque que la direction maintient depuis plusieurs années une segmentation à la fois géographique et opérationnelle des trois marques du Groupe - Air France, Transavia et HOP!. A l'inverse, notre organisation propose un modèle opérationnel recentré sur les besoins de nos clients qui apporte la réactivité et la flexibilité nécessaires pour offrir la bonne marque au bon moment à chaque "profil client", qu'il soit business, VFR (Visit Friends and Relatives) ou loisir. Ce modèle est basé sur l'utilisation agile et efficace de nos forces vives au service des différentes marques du Groupe. Or, cette nécessaire agilité ne peut être assurée que si un groupe unique de pilotes opère tous les avions de plus de 100 sièges, quels que soient la marque commerciale et le réseau». Pour le SNPL, pas question donc de voir un « pilot group » s’installer chez Air France avec une mobilité entre les différentes compagnies. Mais au-delà, le syndicat craint que le statut de pilote soit tiré vers le bas, avec plus d’heures de vol programmés pour les pilotes d’Air France, mieux traités actuellement que leurs confrères de Hop! ou Transavia.
Ce «coup de gueule» poli du SNPL a une finalité: permettre aux pilotes de peser sur les choix à venir. Jean Louis Barber le dit clairement : «77 % des pilotes d'Air France sont prêts à entrer en conflit en septembre prochain, si tel n'était pas le cas».



