Le TGV a rapproché les villes de province de la capitale. Par exemple, les voyageurs d'affaires qui reliaient Paris à Marseille en 6h40 en 1981, ne mettent plus que 3 heures depuis 2001. Ce gain de temps a permis aux entreprises de revoir leur organisation et simplifier la gestion de leurs différents pôles d'activités. Les auteurs de l'étude de l'INSEE expliquent : "En facilitant le transport des managers entre les différents sites, le TGV est susceptible de simplifier la coordination de leurs activités et de rendre plus efficaces les décisions d’investissement dans les différents sites. Les décisions stratégiques les plus importantes peuvent ainsi nécessiter des interactions en face à face entre les différentes parties prenantes : par exemple, entre les managers locaux qui connaissent le mieux le marché, et les managers des quartiers généraux qui décident de l’allocation du budget du groupe aux différents projets d’investissement".
La facilitation des déplacements entre les sites des groupes augmente leur productivité et booste ainsi leur rentabilité. Le développement du TGV en France a eu un "impact limité mais significatif sur le taux de marge". Il est compris en général entre 0,6 à 0,8 point selon le secteur d’activité, et atteint même 1,9 point dans les transports, estime l'Insee.



