Lundi 15 juillet devrait être un jour important pour Alitalia. Ce jour-là expire en effet la date limite à laquelle la compagnie Ferrovie dello Stato (FS) - la société des chemins de fer italiens - doit soumettre aux commissaires d'Alitalia le nouvel attelage amené à prendre le contrôle de la compagnie italienne. Et l'Etat transalpin, après quatre reports de l'échéance, entend absolument respecter cette date.
L'entreprise est administrée depuis 2017 par trois commissaires nommés par le gouvernement. Les salariés d'Alitalia avaient alors refusé d'entériner un plan de suppression de postes, poussant Etihad à jeter l'éponge. Avec le nouveau montage, le transporteur devrait repasser dans le giron public, avec les chemins de fer italiens comme principal actionnaire (35%), aux côtés du ministère de l'Economie (15%). Atlantia, la holding du groupe Benetton qui contrôle Autostrade per l'Italia et Aeroporti di Roma. Il Sole 24 Ore avançait hier une prise de participation de 35 à 40% dans la compagnie aérienne, pour quelque 300 M€. Le magazine économique estime toutefois peu probable que soit présentée ce lundi une offre définitive, car de nombreux aspects restent à clarifier, dont l'importance d'une éventuelle présence du transporteur américain Delta Air Lines dans le capital, voir celle du groupe de Carlo Toto, fondateur de l'ancienne Air One.



