Le ministère canadien de la Sécurité publique ne veut pas partager ses infos avec Air Canada

Après les récents attentats en France, la protection des passagers est devenue une préoccupation encore plus grande pour les compagnies aériennes. Air Canada a ainsi demandé aux autorités canadiennes d'avoir accès aux renseignements relatifs aux évaluations des risques d’attentats terroristes afin de renforcer la sécurité de ses vols. Le ministère fédéral de la Sécurité publique a refusé.

Air Canada a rempli une demande afin que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) transmettent aux compagnies aériennes les données qui concernent les évaluations des risques d'attentats. Elle avait mis en avant qu'elle pourrait ainsi décider plus facilement s'il fallait ou non annuler un vol. Réponse: pas question ! Le ministère de la Sécurité publique a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne voulait pas que les compagnies aériennes aient accès aux évaluation des risques: "Pour des raisons de sécurité, les détails des évaluations des risques ne peuvent être partagés".

Le transporteur déplore par ailleurs que son obligation d'accueillir des agents de sûreté dans ses avions soit coûteuse pour elle car elle est régulièrement obligée de leur fournir des sièges déjà attribués à des clients, ce qui provoque dédommagement. Elle souhaite donc que le programme de sécurité en place se concentre sur les liaisons dont le niveau de risque ferait fait l’objet d’un accord préalable entre le transporteur et les autorités. Pour l'heure, en vain.