La Commission européenne a autorisé l'acquisition d'Aer Lingus par IAG en précisant que cette décision est "subordonnée au respect des engagements proposés par les parties pour répondre aux réserves émises par la Commission à l'égard de l'opération".
Bruxelles craignait, en effet, que cet achat conduise à une concurrence insuffisante sur plusieurs liaisons et qu'il empêche Aer Lingus de continuer à acheminer des passagers vers les vols long-courriers d'autres transporteurs. La commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager a indiqué que les deux compagnies aériennes ont offert des "concessions importantes".
Ces engagements pris prévoient que "cinq paires de créneaux horaires par jour doivent être libérées à l'aéroport de Londres-Gatwick pour permettre à des compagnies concurrentes d'accéder plus facilement aux liaisons Londres-Dublin et Londres-Belfast" et que "Aer Lingus doit continuer d'acheminer des passagers en correspondance vers les vols long-courriers des compagnies concurrentes à partir de Londres-Heathrow, Londres-Gatwick, Manchester, Amsterdam, Shannon et Dublin". Elle ajoute dans le communiqué publié mardi que "La Commission a fait en sorte que les passagers continuent d'avoir le choix entre plusieurs compagnies à des prix compétitifs après le rachat d'Aer Lingus par IAG. Les cinq millions de passagers qui empruntent chaque année les lignes reliant Dublin et Belfast à Londres auront la possibilité de choisir entre plusieurs transporteurs aériens solides. Nous protégeons également les passagers qui prennent des vols en correspondance entre l'Irlande et le reste du monde".



