A la suite des incidents graves survenus sur plusieurs vols au départ de Bogotá en 2017, le CHSCT Pilotes a ouvert une enquête. Dans un communiqué commun, le SNPL, le SPAF et Alter assurent que leur initiative n'a pas rencontré le soutien de leur direction "Face au comportement de l’entreprise qui n’a de cesse d’entraver les travaux du CHSCT et du fait de l’absence de solutions satisfaisantes mises en place par la compagnie pour rendre plus sûrs les décollages à Bogotá, l’Inspection du travail de Roissy-CDG s’est elle aussi saisie du dossier. Elle a, de manière tout à fait inédite, fait assigner la compagnie Air France devant le TGI de Bobigny pour la contraindre à agir avant l’accident".
Les organisations dénoncent également la récente décision de la direction de leur retirer leur compétence sur ce dossier. Elle explique "le Directeur des Affaires juridiques et celui de la Sécurité d’Air France se sont permis d’annoncer au CHSCT Pilotes que la série d’événements survenus au décollage de Bogotá en 2017 ne concernerait désormais plus l’instance, ni d’ailleurs plus aucun autre évènement touchant à la sécurité des vols. Les informations capitales de sécurité seront désormais entièrement cachées aux instances représentatives et donc aux pilotes".



