Les tendances du dernier BTS pré-Brexit

Tous les acteurs des déplacements d’affaire nous promettent depuis plus de dix ans, des outils, des prestations et surtout, une expérience client maximisée. Certes, des choses ont bougé mais elles ne sont pas au niveau de la révolution annoncée.

Le BTS de Londres montrait des exposants qui travaillaient la donnée mais qui en aucun cas ne montraient de la véritable (et fiable) analyse prédictive sur l’effet économique induit par le comportement des voyageurs. C’est plutôt une surprise car nous le savons tous, c’est bien dans le comportement que se trouvent les leviers d’économie les plus importants. Pas de révolution non plus dans les moyens de réservation ou de paiement. Mais alors qu’y a-t-il de nouveau ?

Eh bien comme je l’annonce depuis plusieurs mois, l’avenir n’est plus aux outils uniques et aux modules indépendants que l’on achetait avec l’espoir d’avoir une obligation de moyen mais il est ouvert aux outils aux multiples modules interfacés car interdépendants qui permettent une capture totale du client en attente d’une expérience résolument positive. On appelle cela le concept de « One Stop Shop » (comprendre concept de magasin unique). L’agrégateur enrichi de valeur ajoutée associé à une obligation de résultat est donc la vision que tous les prestataires cherchent à obtenir.

De fait, de nouveaux acteurs venant du monde de l’informatique, s’intègrent parfaitement dans le marché des déplacements d’affaires car ils maîtrisent les flux d’échange (xml/api) et sont capables de créer des interfaces entre des systèmes qui ne parlent pas le même langage.

La liaison à un acteur maître (master) associé à des sous-systèmes (slaves) n’a donc aucun avenir et seuls les opérateurs disposant de développeurs sont et seront capable de permettre à leur organisation de relever le défi de l’obligation de résultat (celui que l’acheteur attend).
Le marché migre, progressivement mais sûrement, vers le parcours le plus fluide possible, donc dans un environnement neutralisé et adapté à l’outil d’agrégation, qui permet de garder le client en répondant à la totalité de ses attentes.

Et l’intelligence artificielle dans tout ça ? Eh bien nos amis Britanniques considèrent que, comme le NDC, il s’agit d’une problématique de service qui ne concerne que les agrégateurs et les développeurs, lesquels devront mettre à la disposition du marché, des outils performants, pertinents et facilitant la vie de tous les acteurs des déplacements professionnels. De belles solutions existent sur le marché d’Outre-manche qui a toutefois tendance à se reposer sur ses lauriers et à être figé par l’ombre d’un Brexit dur. De fait, les Anglais regardent activement le marché Français et sont à la recherche de la nouvelle star qui aura compris cette approche technique et, bonne nouvelle, il parait qu’ils ont trouvé la perle rare ! Affaire à suivre donc…


Yann Le Goff
Expert Mobilité
www.nilrem.fr