Le tout dernier appel d'offres pour la délégation de service public de la ligne Lannion-Paris a été relancé et selon nos informations, deux compagnies y ont répondu, Regourd et Chalair, mais en soulignant que le déficit à combler serait en hausse car la fréquentation de l’aéroport de Lannion sur cette ligne a été pour le moins chaotique depuis l'été dernier. A la fois en raison du développement de la LGV concurrente et de l'irrégularité des vols l'été dernier, les entreprises de la région ont choisi de se déplacer autrement. La période d'incertitude juridique liée à la contestation de l'attribution de DSP a fini de mettre le clou sur le cercueil : la ligne Lannion-Paris n'a enregistré que 21 248 passagers en 2017 contre 29 000 en 2016 (52 000 en 2005).
A l'occasion de son Assemblée générale, le syndicat mixte de l'aéroport a fait les comptes et constaté qu'il devrait prévoir un budget de subventions supérieur aux 3 millions annuels. Intenable. Il a décidé de renoncer à attribuer le marché. Le président du syndicat Erven Léon précise que "l'aéroport reste ouvert ! Certes les liaisons régulières avec Paris ne se feront plus, mais la plateforme reste en fonction pour les vols privés, les vols d'affaires et d'autres trafics sur lesquels nous réfléchissons."



