Libye : les conditions sécuritaires se dégradent

Les déplacements en Libye sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères depuis plusieurs années. Toutefois, des contrats et projets obligent parfois certains professionnels à devoir passer outre ces recommandations. Le quai d'Orsay appelle ces voyageurs à faire preuve d'une extrême prudence s'ils sont sur place et à annuler leur mission s'ils le peuvent. Des affrontements militaires ont actuellement lieu près de Tripoli.

Face à l'intensification des combats entre les forces du maréchal Khalifa Haftar, qui avancent vers la Tripoli, et celles du Gouvernement d'union nationale (GNA), le Quai d'Orsay prévient les ressortissants français "les conditions sécuritaires dans la région de Tripoli connaissent une dégradation. Des affrontements militaires et des frappes aériennes sont en cours". Le ministère rappelle également que le territoire libyen est formellement déconseillé.

Par ailleurs, les voyageurs d'affaires qui doivent impérativement se rendre en Libye, sont invités à "prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires et à s’inscrire sur le portail Ariane".

Le ministère avertit sur son site "Les déplacements professionnels dans cette zone, lorsqu’ils sont absolument indispensables, doivent faire l’objet de mesures de sécurité particulièrement robustes, incluant notamment une escorte de sécurité. En amont, il est indispensable d’établir un plan de sécurité prenant en compte le niveau particulièrement élevé des risques. Il est recommandé de consulter le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères".

L'aéroport de Tripoli dont l'activité avait été suspendue lundi dernier après une frappe aérienne revendiquée par l'Armée nationale (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, a rouvert partiellement mardi. Toutefois, il gère des "vols nocturnes seulement jusqu'à nouvel ordre".