Sûr de son bon droit et du bon sens de ses revendications, le SNPL France Alpa souligne que depuis Mai 2012 il a «fait part au gouvernement de ses préoccupations sur des sujets importants qu’il souhaite voir traiter». Il énumère dans la foulée des négociations pour une convention collective nationale des pilotes, l’abrogation de la loi Diard (mise en place par le gouvernement précédent), la mise en place d’une facilitation des pilotes en zone réservée ou encore la mise en place de conditions de concurrence loyale pour les entreprises de transport aérien françaises (voir PDF ci-dessous)
Sur ce dernier point, on peut certes comprendre l’inquiétude des pilotes pour les marges de manœuvre économique de leurs entreprises mais, de la même façon que les ouvriers de l’automobile ne se mêlent pas du Code de la Route, on se demande si c’est vraiment à eux de s’en charger, et pas leur patron.
On peut aussi comprendre leur agacement vis-à-vis de la loi Diard qui réduit leur propre marge de manœuvre en cas de grève, ou encore partager leur questionnement pour une convention collective nationale. Encore que, vue la pénurie de pilotes, est-ce que c’est bien la peur de l’avenir qui les anime ? Ou simplement la volonté de préserver des avantages acquis dans un contexte où le dumping de certaines low-cost est patent ? Là encore, est-ce à eux ou à leurs employeurs d’appeler l’attention des pouvoirs publics sur ces points ?

